PRIX SPECIAL : 5 EUROS

 

Éditorial : Quelques enjeux libanais

Hippocampe poursuit son approche thématique binaire des savoirs, des cultures, des arts et de la littérature, en s’intéressant alternativement à un grand sujet ouvert au printemps et à un pays à valeur insulaire (intellectuellement) à l’automne. En réponse à cette contrainte géographique, qui demeure relativement riche mais qui devra être reconsidérée dans quelques numéros pour éviter d’en épuiser le principe, David Collin, contributeur régulier de la revue, a lancé l’idée de travailler sur le Liban au cours d’une discussion à bâtons rompus. Dès le départ un axe fort s’est imposé à nous et a été plusieurs fois réaffirmé par nos lectures, nos rencontres, nos échanges, avec des artistes, des universitaires, des spécialistes connaissant très bien la situation libanaise : la mémoire. La guerre a profondément troublé et transformé ce pays ouvert sur la Méditerranée, mais pris entre Israël et la Syrie, régulièrement touché par la situation géopolitique au Proche-Orient. Depuis quelques semaines, le drame syrien tend à réactiver des tensions confessionnelles et politiques au Liban. Pendant une quinzaine d’années, des quartiers entiers furent abandonnés, des rues furent complètement détruites, la ligne de démarcation imposa une coupure urbaine durable. Tous ces stigmates sont encore visibles aujourd’hui bien que Beyrouth fut reconstruite à un rythme effréné depuis la fin des années 1990. Le Liban du XXIe siècle est soumis à un néolibéralisme violent et incontrôlé qui a favorisé les malversations et l’implantation de la mafia (immobilier).

De nombreuses initiatives artistiques, culturelles, intellectuelles, tentent de construire une mémoire à ce pays qui en était dépourvu à la sortie de la guerre. Des structures, des musées, des centres d’art, des fondations ont ouverts leurs portes pour récolter, traiter et abriter des archives promises à la destruction. Les contributions réunies dans cette livraison s’intéressent aux méthodes, aux lieux, aux personnalités permettant de définir la structuration progressive de la mémoire libanaise. Sandra Iché propose un travail d’interview des proches du magazine L’Orient express, David Collin déconstruit le mythe de la Suisse du Proche-Orient, Katrin Saadé présente un espace de monstration important pour la création contemporaine (Le Hangar)...

Depuis le 15 octobre 2012, la revue semestrielle est prolongée par un journal critique mensuel du même nom articulé par des articles consacrés à l’actualité artistique et littéraire. Nous espérons que les deux formes seront perçues comme des objets complémentaires. Une formule d’abonnement spécifique sera proposée pour l’année 2013 (voir à la fin de ce volume).

(G.P.)

 

Sommaire complet

 

LIBAN

Barabra Coffy / Notes autour de Beyrouth et l'invisible 

Nada Anid / La librairie française Antoine à Beyrouth

Katrin Saadé-Meyenberger / Le Hangar Umam D&R

Katrin Saadé-Meyenberger / Notes sur Etel Adnan

Etel Adnan / Nuit - Night

David Collin / L'Atlas Group (Walid Raad)

Sandra Iché / Les archives du futur

Ahmad Beydoun et Anthony Karam / Entretiens

Akram Zaatari / Saida. June 6

David Collin / Le mythe de la Suisse du Moyen-Orient

Ziad Antar / Portfolio inédit

Iskandar Habache / Poèmes inédits

Gwilherm Perthuis / Faire l'expérience de l'exposition

 

EN MARGE

Paul Sztulman / Médium de rêve(s). Extraits sur Winsor McCay

Antoine Billot / Le Protocole de l'amertume

Frédéric Cordier, Laurence Cathala, Hercule Seghers (portfolio)

Jacques Finné / La longue nuit d'Erzébet

 

NOTES de LECTURE

Isaac Babel / Jean-Claude Hauc / Jean Oury et Patrick Faugeras / Anne Weber / Jean-François Chevrier / Daniel Nadaud / Hans Ulrich Obrsit

 

 

 

 

 

Éditorial : Les revues, des objets en perpétuelle métamorphose

 

En ce temps-là j'étais en mon adolescence. J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance. 
Blaise Cendrars, La Prose du Transsibérien

 

On me demande très souvent : « Pourquoi le nom Hippocampe ? », « Qu’est-ce qui vous a poussé à créer une revue? », « Comment le projet a-t-il démarré ? ». J’ai toujours des difficultés à résumer en une formule simple et efficace le faisceau de raisons qui m’a incité à fonder un périodique semestriel. Une multitude de facteurs pourrait être convoquée, mais aucun ne me semble primer sur les autres : rencontrer des auteurs, approcher le monde de la petite édition, expérimenter les riches ressources de ce medium, travailler sur les frictions entre contributions, se positionner par rapport à une histoire des revues... D’emblée, une approche pluridisciplinaire s’est imposée (principalement littéraire et artistique), et la constitution de dossiers sur des thématiques larges est devenue l’une des particularités (peu originale) d’Hippocampe. Des intuitions personnelles furent renforcées, complétées, nuancées par les regards expérimentés de plusieurs compagnons. Expliquer ses motivations est une affaire complexe. Créer une revue apparaît rétrospectivement comme une évidence. 

Bien que sa colonne vertébrale soit de plus en plus précise et visible, la revue ne cesse de se métamorphoser ; elle est perpétuellement en train de se réinventer de l’intérieur. C’est d’ailleurs sans doute l’une de ses propriétés ambivalentes les plus stimulantes : la défense à chaque parution d’une identité – une continuité – couplée à une remise en cause des facilités, à une perturbation de ses acquis et à une réactualisation de ses pratiques. Une revue indépendante de création ne peut pas être un objet statique protégé par un rempart, mais, au contraire, devrait être une concentration de contenus bouillonnants (textes et iconographies), de savoirs, et de réflexions en cours d’élaboration ; une rencontre de propositions amenées à rebondir, à être prolongées plus tard et à faire réagir.

Après plus de quatre années d’existence, notre revue amorce un tournant avec cette livraison spéciale totalement dédiée à l’année 1913. Focalisé sur ce moment particulièrement riche de l’immédiate avant-guerre, tant sur le plan artistique, littéraire, que politique ou sociologique, ce numéro marque une transformation importante d’Hippocampe. Après ce volume charnière, nous abandonnerons l’approche thématique au profit d’un nouveau découpage favorisant encore davantage la rencontre et le dialogue entre les formes: récits, entretiens, poésie, nouvelles, essais, points de vue, créations... Hippocampe a développé un tropisme suisse que cette livraison spéciale prolonge. En effet, les auteurs au sommaire ont été réunis en février dernier dans le Jura suisse à l’occasion d’un colloque sur l’année 1913 organisé par L’arc-Romainmôtier. Sous l’égide de David Christoffel, de David Collin, d’Ariane Lüthi, et de Veronika Sellier, que je tiens à remercier pour leur confiance, la revue rassemble les principales communications autour d’un thème qu’il nous semblait important de traiter, non par l’intermédiaire d’une somme encyclopédique (ce qui existe déjà), mais par des effets de résonance, d’échos, ou de va-et-vient entre les sujets ; puis par un montage subtil entre trois types de matériaux : des textes, des images, des citations.. ¶ G.P.

 

Ce numéro spécial coédité par David Christoffel, David Collin, Ariane Lüthi et Veronika Sellier bénéfice du soutien du Pour-cent culutrel Migros.

 

Sommaire complet

 

Antoine Billot / On raconte que « 1913 »…

Ariane Lüthi /1913+100 (introduction)

Christian Doumet /13 ou l’imminence

David Collin  / variation 1/ Karl Kraus (texte en ligne)

Wolfgang Müller-Funk De fausses indications météorologiques… (Robert Musil)

Thomas Hunkeler  / 1913, berceau de quelle jeunesse ?

Elizabeth Giuliani / 1913, les archives ont parlé et chanté

David Christoffel / Les datés de Satie

Boris Previšic / « Skandalkonzert » 12 Variations musico-littéraires (Schoenberg)

Jenö Farkas / L’artiste de l’est en route vers l’ouest…

David Collin / variation 2/ Mary Wigman

Kaj Noschis / Monte Verità, berceau de la danse moderne

Jean-Baptiste Para / La Russie en 1913

Valentine Oncins / Circonstances de l’art

Christine Savinel / Gertrude Stein 1913 : politique de la rupture

David Collin variation 3 / Arthur Cravan

Marc Décimo / Et si l’année 1913 commençait en 1912 ? (Duchamp/Roussel/Brisset) (texte en ligne)

 

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Nous regroupons ici une sélection de recensions de la revue ou du journal Hippocampe publiées ou diffusées dans la presse, sur des sites internet, ou à la radio. Cette revue de presse est régulièrement réactualisée pour renvoyer nos lecteurs sur des liens actifs. 

 

Le journal critique de décembre 2013 est représentatif de la diversité des sujets traités dans une livraison. Entretiens, chroniques littéraires, critiques de livres et d'expositions permettent développent un regard particulier sur l'actualité littéraire et artistique.

 

propos recueillis par Gwilherm Perthuis

 

Au printemps 2011, dans le cadre de l’exposition « Courbet contemporain », vous avez présenté au Musée des Beaux-arts de Dôle une grande composition inspirée d’Un Enterrement à Ornans (1849-1850). Le format et le décor sont respectés, mais les personnages sont remplacés par des filles vertes nues. Vous attachez de l’importance à ce qui avait été reproché au tableau de Courbet : étrangeté, maladresse, trivialité, refus de la séduction… Pourriez-vous préciser les enjeux de cette peinture et sa place dans votre travail ? 

L’enjeu de départ était de faire une peinture choquante. L’enterrement a d’abord été montré à Paris, à la galerie Bernard Jordan. Je voulais boucher la vitrine par un mur, ne laissant apparaître qu’un reflet verdâtre dans le passage. Le visiteur entrant dans la galerie devait alors faire demi-tour pour voir un tableau énorme représentant une orgie de femmes vertes et de cygnes. Dans mon imagination, ce n’était qu’un immense barbouillage de vomi vert et blanc. Plus tard, apprenant que la ville de Paris ne m’accordait pas la subvention pour faire les travaux nécessaires à ce projet dans la galerie, j’ai eu envie de peindre autour de l’orgie un enterrement, un cortège d’hommes en noir. J’ai regardé le tableau de Courbet comme modèle et j’ai eu une révélation : j’y voyais mes figures de femmes et de cygnes, les coiffes des villageoises étaient les sacs plastiques de mes suicidées, il y avait la boue, la mort, tout ce dont je voulais parler. J’ai ensuite été fascinée par la disposition des personnages : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. La répartition deux tiers/un tiers m’a fait adopter le format triptyque plutôt que le diptyque d’abord envisagé. 

L’enjeu suivant, développé au cours de la réalisation, était de me caler sur un modèle très connu, de l’utiliser comme générateur et de le mélanger à mes manières de peindre. J’ai utilisé le Courbet qui tartine au couteau le sexe, la nature, la mort, comme source d’inspiration, comme support à mes phantasmes et à mes revendications de femme peintre. Je n’ai pratiquement jamais peint d’après un tableau célèbre, ce n’est pas cela qui compte pour moi. Le format, la difficulté du projet et le sentiment de liberté qu’il m’a procuré m’importent davantage.

 

Au centre de vos préoccupations, on peut isoler la question du cliché au sens photographique du terme, mais également les clichés attachés au médium peinture. À partir de l’exemple du motif de Sissi, que vous avez déformé, transformé, détourné, dans un ensemble de peintures présentées au Mamco de Genève il y a un an, pourriez-vous décrire votre travail plastique sur l’image (détails, recadrage, flou, vibration…) et son cadre fictionnel ?

Il n’y a pas de règle préétablie. La seule chose dont je suis sûre c’est que chaque image dont je m’inspire ou chaque tableau que je fais doit procéder d’une nécessité absolue. C'est-à-dire que pour moi maintenant l’important n’est plus de faire des séries ou de décliner un motif, une idée, un style, mais plutôt de cristalliser une émotion à travers une image. 

Le choix d’une source photographique, son traitement, son cadrage, son interprétation ne sont que fonction de l’effet recherché. Les bonnes photos ne font jamais de bons tableaux. Si je m’inspire d’une figure humaine, c’est toujours à partir d’une image que j’ai vue, le plus souvent par hasard. Le contenu narratif vient en supplément, en option, c’est une valeur ajoutée qui permet de ne pas m’ennuyer avec mon sujet, il n’est pas spécialement destiné au spectateur à qui je veux avant tout donner à voir une image mystérieuse.

Si j’aime et utilise la peinture c’est pour son pouvoir d’impact immédiat, qui peut se prolonger dans la contemplation. C’est en hommage à cette « magie de la peinture » que j’ai fait des Tableaux de tableaux qui parlent aussi des clichés autour du médium peinture.

 

La composition de l’accrochage est très importante dans vos expositions : l’association des peintures semble procéder de l’idée de montage, mettant en relation des références littéraires ou artistiques très différentes (Simone de Beauvoir, Francis Gruber, la soprano Marjorie Lawrence) et des styles diamétralement opposés (aplats, monochromes fluo, grisailles, morceaux virtuoses…). Comment conceptualisez-vous la question de l’exposition ? 

Je suis passionnée d’opéra et mon but serait d’arriver à procurer des émotions du même type avec ma peinture, ce qui est évidemment impossible… cela vous donne une idée de mes objectifs et de mes ambitions. Mon but n’est pas de monter un opéra, mais de porter ce pauvre petit objet qu’est le tableau vers un apogée, comme dans les théâtres des années 1900, où à l’acmé de l’intrigue on voyait se figer dans un « tableau vivant » une scène inspirée d’une grande peinture de style pompier. Il s’agit donc, en présentant mon travail, de figer quelque chose, et si je peux par diverses astuces d’accrochage évoquer un paroxysme, je le fais. Dans l’idéal, le tableau n’a pas besoin de cela pour resplendir, il se suffit à lui-même. Mais cela n’arrive pratiquement jamais. D’autre part, j’aime disposer mes tableaux comme des fleurs dans un vase. Le vase est la salle d’exposition. Je mets souvent un petit tableau hors sujet, en contrepoint, avec pour fonction de lier le tout. Du temps où je travaillais avec les frères Ripoulin (1984-1989) nous nommions ces tableaux des « gondeurs », comme les gonds d’une charnière. J’ai commencé à ce moment à considérer le style comme un outil que l’on peut changer selon ses besoins. C’était le résultat de l’état d’esprit « mort de la peinture/art conceptuel français » dont j’aimerai à présent me détacher, pour assumer le côté réactionnaire du tableau (sans pour autant tomber dans le cynisme du marché). 

L’immédiateté et l’impudeur des arts vivants m’intriguent, mais comment l’appliquer à l’exposition de peinture ? L’accrochage et la présentation du tableau sont partie prenante du travail, presque à parts égales, ce qui fait que j’ai du mal à considérer une peinture comme un objet artistique sans le contexte de monstration public ou privé qui va avec. Je déprime en voyant des tableaux emballés et stockés, mais les collections disparates des petits musées des Beaux-arts m’enchantent.  

 

Actuellement, vos œuvres sont exposées dans deux expositions en galerie : dans « Pavillon », une collective à la galerie Domi Nostrae de Lyon, et à la galerie Bernard Jordan de Zürich. Pourriez-vous décrire en quelques mots ces deux projets assez différents ? 

La galerie Domi Nostrae a souhaité montrer trois tableaux de la série Blurriness (2000-2003). J’avais fait une exposition personnelle avec eux en 2000 de ces tableaux flous, peints d’après photo. Blurriness (Kodak tree-Agfa tree) est un diptyque intéressant. Il représente un phénomène obsolète depuis la disparition de la photo argentique domestique. La chaîne Photo Station n’avait pas tiré toutes les photos de ma pellicule, ayant écarté les trop floues, jugées ratées. J’ai dû me tourner vers un autre labo et j’ai constaté combien les couleurs variaient d’une marque de papier à l’autre. J’ai peins la même photo deux fois avec ces teintes différentes. Ici je parlais du rapport peinture/photo, mais plus qu’une mise à distance des peintures de leur genre peinture comme chez Gerhard Richter ou chez les hyperréalistes, je voulais utiliser les ressources visuelles du flou pour troubler la perception comme dans l’op art. La banalité des sujets dépeints participait à cette volonté non narrative.

Je montre à la galerie Bernard Jordan de Zürich un ensemble inédit. Il y a notamment un grand tableau posé devant un mur tapissé de kraft peint représentant un rideau vert. Le tableau semble émerger du mur et les trois figures qui y sont représentées émergent elles aussi d’un rideau. Dans ces nouveaux tableaux, j’ai poursuivi mes recherches sur l’illusion de profondeur. Je reviens à la figure humaine que j’ai généralement du mal à aborder hormis dans des « hommages » à des personnes connues ou dans des autoportraits plus ou moins avoués. Je m’intéresse beaucoup à la statue comme moyen de représenter la figure humaine de manière légèrement stylisée, ainsi qu’au corps sur scène et l’illusion de profondeur de l’espace scénique appliquée au tableau.

Le  Rideau vert fait l’objet d’une édition d’affiches 3 x 4 mètres qui permettront de tapisser des murs entiers et de transformer le salon ou la chambre en scène de théâtre.

 

 

« Pavillon », Galerie Domi Nostrae, 39 cours de la Liberté, 69007 Lyon, jusqu’au 8/12/2012, http://domi.nostrae.free.fr
« Umriss », Galerie Bernard Jordan, 33 Zwinglistrasse, 8004 Zürich, jusqu’au 13/12/2012, http://www.galeriebernardjordan.com

 

Entretien publié une première fois dans le journal critique Hippocampe (n° 2 ; novembre 2012)

 

 

 

 

 

 

La revue est diffusée et distribuée par Hippocampe éditions dans une cinquantaine de librairies généralistes et librairies de musées ou centres d'art en France, en Belgique et en Suisse romande. Vous pouvez retrouver la liste des points de vente à la page "Diffusion et abonnement".

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En janvier 2012, la Fondation Joan Brossa a déposé au MACBA de Barcelone la bibliothèque, l'ensemble des archives et le fonds d'oeuvres qu'elle gère depuis la mort de Brossa en 1998. Comptant environ 60'000 pièces, l'ensemble sera indexé, étudié, numérisé, et conservé dans de bonnes conditions, en particulier grâce à la provision de 300'000 euros que la ville de Barcelone a dégagé pour le projet. Plus de 50'000 documents ne sont pour l'heure absolument pas traités. Martí Gasull. "Joan Brossa amb un poema visual a la Galeria Joan Prats", 1982 Les chiffres sont impressionants : 6000 livres, 5700 magazines, 130 poèmes visuels (dont beaucoup sont inédits), 1000 photographies, 150 installations, ou encore 1000 posters... Le MACBA prévoit une importante exposition consacrée à relire le parcours artistique de Joan Brossa et de valoriser son influence sur l'art catalan et l'art international. Le fonds exceptionnel placé entre les mains de cette importante institution barcelonaise pendant 25 ans renouvelables pourra être confronté à d'autres ensembles déposés récemment dans les mêmes murs et qui posent des problématiques similaires : la Philippe Méaille collection (Art & Language), la collection Harold Berg's (Gordon Matta-Clark), la collection Herbig (Marcel Broodthaers). Parmi les oeuvres importantes rassemblées, les catalans occupent une place importante aux côtés de Borssa : Joan Miró, Antoni Tàpies, Moisès Villèlia, Joan Ponç, Modest Cuixart, Erwin Bechtold, Will Faber, Perejaume and Jaume Xifra. Nous reviendrons plus en détails sur ce dépôt à long terme dans quelques jours. (G.P.)

 

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Brossa, Joan, Set poemes entremig d'un llibre, 1970, dins del cicle Poemes habitables (poesia visual)

 

Lien vers une note de lecture relative aux Poèmes civils de Joan Brossa (édités par URDLA, Villeurbanne, 2011). 
Lien vers les Cahiers du Refuge édité par le CIPM de Marseille