par Fabien Pinaroli

 

Alighiero Boetti
Tornabuoni Art - Passage de Retz
9 rue Charlot 75003 Paris
Jusqu'au 8 avril 2017
http://www.tornabuoniart.fr/alighiero-boetti.php

 

Alighiero Boetti, Lavoro Postale (Permutazzione), 1975 (détail) © Fabien Pinaroli


par Camille Paulhan

 

HERstory – des archives à l’heure des postféminismes
Maison des arts de Malakoff, jusqu'au 18 mars 2017
Et sur Internet : chaîne Youtube « HER story »



Décidément il n’y a pas que les féministes qui soient, comme le dit avec humour Esther Ferrer, des esprits râleurs et redresseurs de torts. Ces derniers temps, dès qu’une exposition s’engage à montrer des artistes femmes ou à proposer une pensée féministe forte, on entend systématiquement un chœur de pleureurs qui prétend qu’il n’y en aurait que pour « elles ». Elles ? Mais où donc ? En tout cas pas dans les musées, ni les FRAC, ni les centres d’art, ni les galeries, où elles représentent de fait une part assez ridicule des achats et des expositions en regard de la proportion des étudiantes dans les écoles d’art supposées fournir les viviers de jeunes artistes à venir. Alors, évaporées, les femmes ? Non point, mais négligées, et « redécouvertes » – terrible mot – lorsque l’âge avance : regardons de plus près les trajectoires d’Hessie, de Pierrette Bloch ou d’Aurélie Nemours pour nous en convaincre, s’il faut donner ici quelques exemples.


par Barnabé Sauvage

 

CRITIQUE CINEMA


Patterson
de Jim Jarmusch
Sortie en salle française : 21/12/2016


 

Monday. La Sélection officielle de Cannes 2016 égraine les films comme Paterson égraine les jours : avec un air de déjà-vu et de répétition, puisque Jim Jarmusch présentera à nouveau, le jeudi suivant, une Séance de minuit consacrée à son ami Iggy Pop, Gimme Danger. Cependant, rien n’apparie Paterson aux autres sélectionnés d’une année proprement « cannibale », selon les mots de Thierry Frémaux lors de la séance de presse.

 

par Alexandre Mare


CRITIQUE / ETHNOLOGIE

 

Keith Basso
L’eau se mêle à la boue dans un bassin à ciel ouvert
Traduit de l’anglais par Jean-François Caro ; préface de Carlo Severi,
Bruxelles, Zones sensibles, 190 p., 20 €.

 

Keith Basso (1940-2013) était sans doute un drôle d’homme. Tout à fait sérieux a priori. Cow-boy, Basso partait souvent pour de longs trecks goûter à l’immensité des paysages de l’Arizona ou pour suivre le bétail de ses amis indiens. Entre temps – à moins que ce ne soit le contraire – Keith Basso était professeur à l’Université du Nouveau-Mexique et sans conteste l’un des anthropologues les plus avisés qui soient dont la majeure partie de son travail, et de son œuvre, fut consacrée à l’étude des Apaches occidentaux – les indiens Apaches qui vivent en Arizona entre le fleuve Colorado et la Gila river – se concentrant principalement sur la communauté de Cibacue située dans la réserve indienne de Fort Apache.