Anne MAUREL
Avec ce qu'il resterait à dire.
Sur une figurine d'Alberto Giacometti

récit / 104 pages / 14 x 21 cm / 13 euros
ISBN : 978-2-9552376-6-3

SORTIE EN LIBRAIRIE : 15/11/2016


 

 


ECOUTER DES EXTRAITS LUS PAR CATHERINE SOULARD

 

 

par Michel Ménaché

 

Julien Delmaire, Frères des astres
Paris, Grasset, 2016, 234 p., 17 €.

 

 


par Gwilherm Perthuis

Quinquennat oblige ; institutions de la Vème République, qui survalorisent l’élection présidentielle, obligent ; inconstances, faiblesses et trahisons du chef de l’état obligent. Cela fait quatre ans que la campagne pour l’élection de 2017 est ouverte. Quatre ans que des dizaines de prétendants se contentent de prétendre sans jamais démontrer, revendiquent sans trop argumenter, dénoncent en ayant très peu à proposer. Leur seul objectif, se montrer, exister médiatiquement, mais avec quelles idées ? Et sur quelle base les distinguer lors des primaires ? La couleur de la cravate ? Le degré de nervosité ? Leur position dans les sondages ?


par Anthony Dufraisse

 

Manuel Cervera-Marzal, Les Nouveaux désobéissants : citoyens ou hors-la-loi ?
Lormont, Le Bord de l’eau, 2016, 161 p., 14 €. 

 

La désobéissance civile renouvelle la démocratie, pose un essai de Manuel Cervera-Marzal, dont on peut regretter qu’il laisse de côté certaines questions d’ordre psychologique et idéologique, pourtant décisives pour une compréhension totale de ces mouvements et collectifs d’hommes et de femmes qui estiment devoir dire non.


par Septembre Tiberghien

 

Nathalie Czech, CRAC Alsace, Altkirch
jusqu’au 18/09/2016, www.cracalsace.com

 

Le visiteur de cet ancien établissement scolaire reconverti en Centre d’art sera sans doute surpris par la forme particulièrement ludique que prend l’exposition de Natalie Czech en ses murs. En effet, l’artiste allemande a élu l’intertextualité comme approche créative et ne cesse de renvoyer le spectateur à sa propre activité de lecteur. L’important ici n’est pas tant de décrypter l’image formée par et grâce au texte, mais d’arriver à lire entre les lignes. Si l’exercice peut parfois paraître fastidieux, on en sort toutefois récompensé par une joie quasi puérile, celle d’avoir réussi à vaincre un mot croisé difficile.


par Gwilherm Perthuis

 

Ugo Rondinone. Becoming Soil
Carré d’art, Nîmes, jusqu’au 18/09/2016

Catalogue édité par Hatje Cantz, 2016, 100 p., 40 €.

 

L’artiste suisse Ugo Rondinone, installé à New York, était récemment le commissaire de la rétrospective consacrée au poète américain John Giorno au Palais de Tokyo. Jusqu’au 18 septembre, au Carré d’art de Nîmes, il présente un état de son propre travail en réunissant des pièces anciennes (sculptures, installations, dessins, peintures) et des séries encore ouvertes, en cours de création, tels que les grands nuages schématiques bleu ciel qui apportent un peu de couleur à une exposition très graphique. Elle se présente comme un sondage dans l’œuvre de Rondinone, un aperçu à l’instant T, une proposition circulaire dont on ne peut déterminer un début et une fin. L’inscription du geste artistique dans une temporalité est envisagée de manière contradictoire : les titres consistent en la date complète de réalisation de l’objet écrite en lettres capitales, sans espace, sur un cartel associé à l’œuvre et la détachent d’un continuum temporel, alors que les cadrans en verre teinté, des horloges sans aiguilles qui ponctuent le parcours ouvrent notre contemplation à un espace-temps illimité où les repères s’effacent.


par Paul Ruellan

 

Aldo Manuzio. Il rinascimento di Venezia
Venise, Galerie de l’Académie, jusqu’au 19/06/2016

Catalogue édité par Marsilio Editori, 2016, 376 p., 45 €.

 

L’exposition « Lyon Renaissance – Arts et Humanisme », qui s’est tenue au musée des Beaux-Arts de Lyon à l’automne 2015, a permis de découvrir de nombreux chefs-d’œuvre de l’édition lyonnaise du XVIe siècle, notamment par la présence de livres illustrés. Lyon, carrefour européen, permettait la diffusion de l’iconographie nordique tout en recevant l’influence de l’Italie dans l’art de la typographie. « L’influence de l’Italie », c’est-à-dire de Venise, capitale de l’imprimerie, c’est-à-dire d’Aldo Manuzio, le maître du genre et figure incontournable de l’édition à la Renaissance. Au printemps 2016, une exposition remarquable se tenait à la Galerie de l’Académie à Venise : bel écho à l’événement lyonnais, celle-ci s’intitule « Aldo Manuzio – Renaissance à Venise». Le pari d’édifier une exposition autour d’une figure peu connue du grand public, et de surcroît non artiste au sens courant du terme, est réussi. On comprend pleinement le rôle central qui fut celui de l’imprimeur lettré, au tournant des XVe et XVIe siècles, dans la Sérénissime.