32 pages / 2,50 euros ou 4 CHF

Disponible en librairie, par abonnement ou achat en ligne par Paypal (voir ci-dessous)

 

 

Avec Bruno Carbonnet et Gwilherm Perthuis


Dimanche 26 juin 2016 à 15 heures
Librairie du Magasin place Andry-Farcy 38000 Grenoble
Entrée libre

L'hippocampe est un animal marin hippocéphale, ancestral et atemporel, une créature mythologique, mais il s'agit également d'un secteur du cerveau qui joue un rôle primordial dans le processus de mémorisation. Il contribue à l'anticipation dans le présent grâce à l'exploitation et à l'analyse des traces du passé.


Vous pouvez télécharger le numéro complet des Lettres françaises comprenant cet article.

 

 

 

 


Ent'revues vous invite le mardi 31 mai à 18h30 pour une soirée consacrée au n° 13 de la revue Hippocampe.

 
par Camille Paulhan

 

Ceramix
Cité de la céramique, Sèvres et La Maison rouge, Paris
jusqu’au 5/06/2016.

 

Il est sans doute toujours un peu glissant de consacrer une exposition à un médium ou à une pratique: la maison rouge avait souhaité, en 2012, se pencher sur le néon, tandis que le Musée d’art moderne de la ville de Paris avait embrayé, l’année suivante, sur la tapisserie contemporaine. Avec, au bout, un même constat: la réunion d’artistes pour certains tout à fait nouveaux, pour d’autres que l’on redécouvrait avec cet usage spécifique, mais au final une impression générale de trop-plein et de nécessaires redites. « Ceramix » n’échappe pas à cet écueil, mais les deux commissaires – Camille Morineau et Lucia Pesapane – ont toutefois réussi à le contrer en partie, ne serait-ce qu’en raison de l’actualité immédiate de leur sujet: la céramique, en effet, semble désormais être partout (contrairement à la tapisserie ou au néon). Certains artistes en ont même fait un matériau quasiment unique de leur travail, en exploitant toutes les possibilités en termes de surfaces, d’émaillages et de volumes, comme Elsa Sahal, Johan Creten ou encore Elmar Trenkwalder. Le constat de cette résurgence accélérée d’un matériau dont on a longtemps fait le procès en ringardise, mis en avant dans le catalogue par les commissaires, a justifié à lui seul cette exposition en forme d’interrogation. 

 

32 pages / 2,50 euros ou 4 CHF
Disponible en librairie ou par abonnement


LITTERATURE / par Jean-Jacques Salgon

 

Christian Garcin, Les Vies multiples de Jeremiah Reynolds
Paris, Stock, 2016, 160 p., 17 €

 

En mécanique des fluides, le nombre de Reynolds permet (entre autres) de déterminer le régime d’un écoulement, de savoir si celui-ci est laminaire ou turbulent, c’est-à-dire plutôt ordonné en lignes régulières ou agité de tourbillons. Je ne pense pas que Jeremiah Reynolds, le héros du dernier livre de Garcin, ait quoi que ce soit à voir avec le physicien anglais, si ce n’est peut-être un certain goût pour les théories scientifiques et une propension à changer facilement de sujet, à sauter du coq-à-l’âne. Ce comportement désultoire, on le trouve pour ainsi dire incarné dans la vie même du personnage de Garcin telle qu’il nous la restitue. Ce sont d’ailleurs plutôt des « vies multiples » qu’il nous livre (puisque tel est le titre), Reynolds se trouvant successivement journaliste, explorateur des côtes australes puis de la Terre de Feu, colonel dans les armées mapuches d’un général chilien, secrétaire particulier à bord du Potomac croisant au large du Cap Horn, conférencier, veilleur de nuit à New York, militant du parti Whig, écrivain, avocat, comme s’il avait choisi de mettre en pratique la phrase célèbre de Rimbaud : « Vite, est-il d’autres vies ? ». Un foisonnement d’histoires qui donne une épaisseur romanesque au récit de Garcin, qui nous entraîne dans une sorte de dépaysement, de décalage permanent. Un parcours hasardeux au gré duquel on croise des gens divers, parfois célèbres, comme Darwin, Edgar Poe ou Melville.